mardi 26 juin 2012

In My Mailbox (6)




Et hop, voilà déjà la sixième parution de mon IMM...

Cette fois, 3 achats seulement mais j'attends pas mal de livres via Bookcrossing ou en livre voyageur. Je vous tiens au courant.




Achats:

Juste avant l'hiver de Françoise Henry.



Une jolie couverture, la superbe Prague en guise de décor, une histoire plutôt sombre (cela se passe en 1968-1969), voila qui me plaît déjà.
A lire pour le Défi 100 pages.

La vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe.



Un auteur que j'apprécie beaucoup et dont j'ai déjà lu "La maison du sommeil", "Testament à l'anglaise" avec plaisir. Humour britannique au menu...

Lignes de faille de Nancy Huston.



Style et genre totalement différents; chronique familiale sur 4 générations autour du mensonge. Depuis longtemps, j'attendais de le lire et comme il était d'occasion à 4€, je ne me suis pas fait prier...


C'est tout pour le moment et de toute façon, ma PAL commence à atteindre des nouveaux records; promis à 100 je m'arrête...

N'hésitez pas à commenter mes achats et à me conseiller de merveilleux romans

jeudi 21 juin 2012

Rêves de garçons

Laura Kasischke (États-Unis)


J’essaie d’avancer dans mes chroniques en retard ; j’en suis presque à bout, plus que 3…

Ma lecture:
 
Laura Kasischke nous conte les aventures de 3 pom-pom girls, les dénommées Kristy, Desiree et Kristi. Déjà là, j’ai tiqué ! Pourquoi appeler deux de ses trois héroïnes par le quasi même prénom ; c’est extrêmement perturbant dans la lecture et la compréhension du texte. Mais bon, c’est un petit détail mais, bon, il y a tellement de prénoms disponibles...

Les trois filles vont passer quelques jours au bord du lac à Pine Ridge avec au programme : gymnastique, baignade, feux de camp en arrosant le tout d’alcool et de patriotisme à outrance. On y ajoutera pour les plus dévergondées un peu de sexe mais pas trop quand même, faut pas abuser, puritanisme américain oblige.

Lors d’une escapade en décapotable neuve, elles vont croiser deux jeunes ados qu’elles vont aguicher pour finalement se faire suivre… et je vous laisserai découvrir la suite...

L’atmosphère de ce roman est très pesante, malsaine un peu comme une journée orageuse, chaude, humide, moite. Elle est remplie des peurs, des fantasmes, des angoisses des 3 filles. Il y a du suspense puisque jusqu’à la fin, elles se sentent traquées par les 2 jeunes garçons.

Laura Kasischke arrive à très bien décrire les états d’âme des  jeunes filles, leurs craintes à l’entrée de la vie d’adulte. Il y ici aussi une certaine ironie vis-à-vis des privilégiés au sein de la société américaine, une critique des différences sociales bien menée,  des excès du système éducatif américain.

L’auteur nous mène par le bout du nez du début à la fin du récit ; elle nous laisse essayer de deviner comment va se terminer ce camp de vacances. Et le lecteur, lui, hésite entre une fin heureuse, sans soucis, rose à l’américaine ou bien une fin plutôt tragique mais sans réellement se douter du dénouement finalement choisi. Laura Kasischke aura évidemment le dernier mot et nous surprendra jusqu’au dernier mot.



Les quelques petits reproches qu’on pourrait faire au roman seraient plutôt liés au rythme assez lent au début, aux personnages parfois exaspérants mais au final on en sort bluffé.

« Je n’arrivais pas à détacher mes yeux de lui. Je crois que jusque-là, je n’avais jamais vu de garçon aussi sublime. Ses cheveux lui arrivaient sous le oreilles. On aurait dit qu’il avait essayé de se recoiffer avant le dîner mais que les boucles étaient trop blondes et légères pour rester en place, si bien qu’elle s’élevaient au-dessus de sa tête en une jolie frange lumineuse. Il portait un jersey de base-ball blanc au col ourlé d’une bande rouge, dont les grosses manches, elles aussi rouges, lui descendaient jusqu’aux coudes. On pouvait lire le mot “Falcons” en lettres rondes sur la poitrine. Une dent de requin attachée à un lacet en cuir pendait à son cou. Son assiette était vide. Quoi qu’il ait pris, il l’avait déjà mangé. “Excusez-moi, dit-il en reculant sa chaise de la table. Il faut que...” Soudain gênée, je détournai le regard en me demandant s’il partait parce que je l’avais trop fixé. » 

A découvrir mais ce n’est sans doute pas le meilleur de Kasischke.

Quatrième de couverture:

A la fin des années 1970, trois pom-pom girls quittent leur camp de vacances à bord d'une Mustang décapotable dans l'espoir de se baigner dans le mystérieux Lac des Amants. Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Mauvais choix au mauvais moment. Soudain, cette journée idyllique tourne au cauchemar.

Éditions Le Livre de Poche (2009) - 249 pages


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mercredi 20 juin 2012

Ich bin ein Berliner

Nouveau Challenge!


Et oui, je deviens accro au Challenges! En fait c'est une bonne façon d'orienter ses lectures vers des genres, des sujets auxquels je n'aurais pas forcément pensé. Merci à l'initiatrice argali.



Ici, l'instruction est on ne peut plus simple: Lire au moins trois récits dont l’action se déroule à Berlin et/ou qui contiennent le nom de la ville dans le titre. Partager ensuite sa lecture via un billet et un lien sur mon blog, pour faire découvrir à d’autres le livre lu.

La durée est longue: du 15 Juin 2012 au 15 Juin 2014; ce qui fait 2 années pour 3 livres. Pas du tout insurmontable.

Je n'ai pas encore de liste définitive mais cela pourrait, par exemple être à choisir parmi:

- La Trilogie Berlinoise de Philip Kerr - dans ma Wish-List mais c'est un énorme pavé de plus de 1000 pages.
- Adieu à Berlin de Christopher Isherwood
- Seul dans Berlin de Hans Fallada - un classique de la Littérature Allemande
- Berlin Alexanderplatz de Alfred Döblin
- Cet instant-là de Douglas Kennedy
- Mon enfant de Berlin de Anna Wiazemsky - une auteur que je voudrais découvrir
- Honecker 21 de Jean-Yves Cendrey
- Toute une histoire de Günter Grass
- Le complexe de Klaus de Thomas Brussig
- Le livre des nuages de Chloé Aridjis
- Violetta de Pieke Biermann
- L'ami allemand de Joseph Kanon
En rouge, je vous ai mis mes favoris mais cela dépendra aussi de mes trouvailles...


 
Si vous avez d'autres propositions, n'hésitez pas et si vous voulez vous joindre à nous; c'est ici que cela se passe.

Winter

Rick Bass (États-Unis)


Lu il y a déjà quelques mois mais à moins quarante degrés sous zéro, les idées se conservent plutôt bien.

Ma lecture:

Rick Bass relate ici son installation dans un lieu isolé en pleine nature où ils pourront s’adonner à leur passion, travail en toute tranquillité. L’écriture pour lui, la peinture pour elle.

Le début du récit décrit la recherche de cet endroit idéal et aboutit à ce choix : une propriété où Rick Bass et son épouse assureront le gardiennage (ce qui diminue de fait la dépense). Cette maison isolée, sans confort, sans électricité, sans téléphone est située dans le Montana, à la frontière canadienne, dans les Montagnes. Les habitants là-bas sont organisés, parient sur la date d’arrivée de la première neige et attendent l’hiver avec attention tant celui-ci peut être rude dans cet endroit sauvage.

Le couple, lui, attend plutôt avec impatience cet hiver sans savoir vraiment ce qu’ils vont devoir subir. L’homme passe de très nombreuses heures à couper et ranger du bois, il y a de longues descriptions sur la bonne utilisation de la tronçonneuse ; c’est tellement bien écrit qu’on s’y croirait, qu’on transpire en même temps que Rick Bass lorsqu’il s’épuise à faire des bûches à longueur de journée. On sent entre les lignes qu’il cherche à paraître normal, que cette préparation tient lieu d’examen d’entrée dans la montagne, qu’il sera à la hauteur des autochtones.

Il y a aussi les routes enneigées, la conduite difficile voire impossible, les ennuis de moteur,… Cela peut ne pas vous paraître passionnant mais dans Winter, vous êtes dans le « Natural Writing », récit où la Nature est le personnage principal avec ses challenges, ses routines aussi. Les arbres sont très présents (mélèzes, sapins…), les animaux aussi doivent se préparer à l’hiver (grizzlys, élans, caribous, pumas…)

L’ambiance, l’endroit est extrêmement bien décrit ; on est vraiment avec Rick Bass et son épouse au cœur même des montagnes, on sent le froid avec eux, on vit avec eux, on change avec eux comme il l’écrit si bien : 

"Je commence à me dissocier de la race humaine. Je ne voudrais pas passer pour un malotru - mais ça me plaît. Ça me plaît même tellement que ça me fait un peu peur. C'est un peu comme si en baissant les yeux vers ma main, j'y voyais pousser un début de fourrure."
 


Une excellente découverte, entrée dans ce monde méconnu du récit « Nature » que je continuerais à découvrir au gré de mes trouvailles ou de vos conseils.

Quatrième de couverture:

Winter est le récit de l'installation de Rick Bass et de sa femme dans un coin reculé du Montana en plein hiver. Pas d'électricité, pas de téléphone, juste un saloon à une demi-heure de route. Mais une vallée comme au début du monde, une nature splendide et cruelle. Par moins trente-neuf degrés, le rêve se fait parfois souffrance. Dans une prose lumineuse, le défenseur de l'environnement Rick Bass redécouvre, au terme d'un progressif dépouillement, l'essentiel.

Éditions  Folio (2010) -260 pages



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vendredi 15 juin 2012

Rosa Candida

Audur Ava Ólafsdótti (Islande)


Ma lecture:

Lecture commune initiée par Natiora dans le cadre du Challenge Littérature Nordique qui, lui, était organisé par Myiuki22.

Rosa Candida est l’histoire de Arnljótur, jeune islandais, à la recherche de sa vocation, sauver une roseraie perdue quelque part dans l’inconnu. Il quitte sa terre natale, son papa-gâteau (ou poule au choix), son frère jumeau autiste et s’embarque pour un road-movie initiatique.

Première étape : un avion l’emmène sur le continent (le lecteur n’aura finalement pas d’informations sur les lieux visités, ni sur l’époque… à nous de l’imaginer tout au long du récit). Séjour à l’hôpital pour une crise d’appendicite.

Deuxième étape : à bord d’une voiture jaune, il parcourt de nombreux kilomètres à travers des forêts qui évoquent les Landes, la Bavière peut-être, se fait héberger et nourrir à l’œil (le fameux pâté de hérisson), embarque la fille du patron, une jeune et jolie actrice…



Troisième étape : arrivé à destination, il s’installe dans un village isolé, près d’un monastère où vit Frère Thomas, cinéphile averti, amateur de bon vin. Il s’occupe de la roseraie abandonnée, sa vraie passion, sa raison d’être jusqu’au jour où Anna revient vers lui. Anna et lui, ont le temps d’un « quart de nuit », donné naissance à Flora Sól. Sous le prétexte d’études, Anna demande à Arnljótur de s’occuper de sa fille pendant quelques semaines.



Il est question ici dans ce très beau roman d’apprentissage : de la vie, de la femme, de la vie de couple, de la paternité,…

Et cette initiation est entrecoupée par les coups de téléphone entre le père et le fils (qui lui aussi change petit à petit pour passer d’un certain dénigrement vis-à-vis d’un métier peu approprié pour un homme à une joie d’être un grand-père fier des prouesses de son garçon), les essais culinaires de notre héros (les échanges de recettes père-fils-Anna sont très drôles), l’analyse de la vie à travers les chefs-d’œuvre du cinéma décortiqués par le frère Thomas, l’admiration de la petite envers le retable de l’enfant Jésus dans l’église du village…

Ce roman est un vrai coup de cœur. L’histoire est très bien amenée (je vous laisse découvrir la fin très originale par vous-même), les personnages sont tous très attachants et l’écriture serpente entre poésie et roman initiatique mené tout en douceur. C’est vraiment cette atmosphère calme, tranquille qui fait la grande force de ce livre.



Rosa Candida est un livre à ne pas manquer, rempli de charme comme cette fameuse rose à huit pétales qu’Arnjóltur emmène au bout du monde.

Quatrième de couverture:

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques  tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa Candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Éditions Points (2012) - 336 pages



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jeudi 14 juin 2012

Le Défi 100 Pages

Et voilà, j'ai de nouveau craqué! Encore un Challenge ou plutôt, ici, ce sera un...défi. Il est initié sur Livr@ddict par la maman de Tetedelitote ici.



Il s'agit de lire des ouvrages d'environ 100 pages...et au maximum 150.

Pourquoi ce défi ?

- Parce que quelque fois au détours de ces petits recueils, cachés derrière de gros livres imposants sur une étagères de bibliothèques ou chez un libraire, on trouve des merveilles.
- Parce qu'on n'a pas forcément l'envie toujours de se jeter dans un pavé.
- Parce qu'on n'a pas forcément le temps de lire plus de 150 pages en gardant le plaisir de la lecture du début à la fin.
- Parce que ces petits livres peuvent faire de bons compagnons de vacances.

Ce défi démarre le 21 juin, jour de l'été et durera jusqu'au 21 juin 2013.
Et il y a 4 catégories:
  • Première Gorgée: 3 à 5 ouvrages lus
  • Barbe à Papa: 6 à 10 ouvrages lus
  • Bavardages: 11 à 15 ouvrages lus
  • L'envol: plus de 15 ouvrages lus
Pour ma part, j'ai choisi la catégorie "Première Gorgée" pour commencer; on verra au fur et à mesure des lectures.

Si vous avez de bonnes suggestions de lecture (je rappelle entre 100 et 150 pages max), je suis preneur. Pour l'instant, dans ma PAL, il y a:

  • Le poids des secrets, tome 1: Tsubaki de Aki Shimazaki (115 pages)
  • L'enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt (150 pages)
  • Peuple du ciel de JMG Le Clézio (132 pages)
  • L'invention de Morel de Adolfo Bioy Casares (124 pages)

Et vous, vous êtes tentés par ce défi? N'hésitez pas à nous rejoindre...

mercredi 13 juin 2012

Inconnu à cette adresse

Kathrine Kressman Taylor (États-Unis)


Ma lecture:

Max Eisenstein est américain, juif. Martin Schulse, allemand, vient de quitter les États-Unis au milieu des années 30 pour préserver son patrimoine dans un pays en crise.

Tous deux sont amis, galeristes, grands amateurs d’arts. Ils s’écrivent pour conserver cette relation d’amitié mais très vite le contexte politique rend les discussions plus délicates.

Max, d’abord ravi que son ami retrouve son pays, sa famille, s’inquiète du changement de direction que prend l’Allemagne. Martin, peu à peu, se prend à rêver d’une grande Allemagne et devient un fervent admirateur d’Adolf Hitler et de son national-socialisme.

La différence de points de vue entre les deux hommes se fait de plus en plus évidente et les lettres deviennent assez rapidement agressives. On peut facilement lire entre les lignes la cruauté de Martin envers le peuple juif. Son patriotisme est-il réel ou éclairé par l’ambition de se positionner dans la vie locale et politique. Il suffit de lire les lettres suivantes pour le savoir.

Le dernier point commun entre les deux hommes sera Griselle, la sœur de Max qui fût un temps la maîtresse de Martin. Elle est comédienne et doit se produire sur les planches de Berlin mais sera finalement arrêtée et tuée. Confirmation donnée par le terme « Inconnu à cette adresse » sur la lettre envoyée à Griselle et qui reviendra à Max. Le rôle de Martin est tellement clair et méprisable qu’il déclenche chez Max une envie de vengeance. Vengeance subtile que je vous laisse découvrir.

Écrit en 1938 par Kathrine Kressman Taylor, ce très court récit démontre l’incroyable prémonition de son auteur, la description de la montée du fascisme qui mènera à l’extermination de plus de 5 millions de juifs durant la seconde guerre mondiale.

Ré-édité  en 1992 seulement afin de commémorer le 50ème anniversaire de la libération des camps de concentration, « Inconnu à cette adresse » sera un immense succès et sera traduit en 20 langues. Kathrine Kressman Taylor ne profitera de ce triomphe que peu de temps puisqu’elle nous quittera en 1996 à l’âge de 94 ans.

Ce livre est à mettre dans toutes les mains et surtout celles de plus jeunes pour qu’une telle horreur ne puisse jamais se répéter.

« Inconnu à cette adresse » est fort heureusement, l’un des livres les plus étudiés dans les classes de France et d’ailleurs.

Pour moi, un grand coup de cœur pour ce texte si court mais d’une force incomparable.

Quatrième de couverture:

Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux États-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.

Éditions Le Livre de Poche (Jeunesse) - 96 pages



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